Dans une installation photovoltaïque, l’onduleur et le micro-onduleur constituent des pièces centrales. Mais, si ces deux pièces remplissent sensiblement la même fonction, elles possèdent chacune des propriétés différentes. Afin de concevoir le meilleur système et d’optimiser le rendement de vos panneaux solaires, voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour bien choisir entre un onduleur ou un micro-onduleur.
Dans une installation photovoltaïque, l’onduleur et le micro-onduleur constituent des pièces centrales. Mais, si ces deux pièces remplissent sensiblement la même fonction, elles possèdent chacune des propriétés différentes. Afin de concevoir le meilleur système et d’optimiser le rendement de vos panneaux solaires, voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour bien choisir entre un onduleur ou un micro-onduleur.
L’onduleur ou le micro-onduleur est le cœur de votre installation photovoltaïque. Il s’agit d’un boîtier qui permet de transformer l’énergie provenant des rayons du soleil en électricité afin de faire le lien entre les panneaux solaires et le réseau.
Dans un système photovoltaïque, les panneaux captent la lumière du soleil. Leur surface est recouverte de cellules photovoltaïques qui transforment les photons en courant continu. Or, cette électricité ne peut pas être utilisée telle quelle dans le circuit électrique de votre logement ou injectée dans le réseau public de distribution. Pour cela, il faut la convertir en courant alternatif. C’est le rôle de l’onduleur ou du micro-onduleur qui, placé entre les modules photovoltaïques et l’entrée du réseau, opère la conversion du courant continu en courant alternatif.
Par ailleurs, l’énergie solaire étant par nature intermittente et soumise aux contingences extérieures (ombrage, variations météorologiques, dégradation ou usure des cellules, etc.) de nombreux paramètres impactent la régularité de la production d’une installation photovoltaïque. L’onduleur va donc adapter l’intensité du courant afin d’optimiser la production.
L’onduleur central est un dispositif placé en bout de la chaîne de panneaux solaires. Il permet de gérer l’ensemble des modules de manière groupée. Si un des panneaux dysfonctionne ou produit moins car les conditions optimales d’ensoleillement ne sont pas réunies, l’onduleur central va adapter la production de toute l’installation.
Selon la taille de l’installation, 1 à 2 onduleurs centraux suffisent pour gérer la totalité de votre production photovoltaïque. Le coût d’un onduleur central oscille entre 450 et 1 500 Euros, selon la puissance et le modèle choisi. De manière générale, sa durée de vie est estimée entre 8 et 10 ans.
Le micro-onduleur est placé directement sur les panneaux solaires, dans une installation où ils sont raccordés en parallèle. Il permet de gérer la production de chaque module photovoltaïque individuellement. Si un des panneaux dysfonctionne ou produit moins car les conditions optimales d’ensoleillement ne sont pas réunies, le reste de la production ne sera donc pas impacté par cette baisse.
En général, on installe un micro-onduleur pour 1, voire 2 panneaux solaires au maximum. Selon la taille de votre installation, il y en a donc autant que de modules. Un micro-onduleur à l’unité coûte entre 200 et 400 Euros, prix qu’il faut multiplier par le nombre de panneaux et auquel il faut ajouter quelques accessoires (câbles de liaisons, embouts, etc.).
Sa durée de vie est généralement évaluée à 25 ans minimum, mais peut s’allonger jusqu’à 40 ans.
L’onduleur hybride est un type spécifique d’onduleur central qui permet d’adapter le fonctionnement de votre installation aux besoins de stockage ou de consommation en direct. Il est également appelé onduleur intelligent. Il est particulièrement adapté si vous disposez d’une batterie complémentaire ou d’un autre système de stockage d’énergie associé à votre installation photovoltaïque. Son coût est légèrement plus élevé que celui d’un onduleur central : de 600 à 2 000 Euros.
Parmi les avantages de l’onduleur central, il faut d’abord noter que, du fait qu’un seul appareil est nécessaire là où il faudra multiplier les micro-onduleurs par le nombre de panneaux de l’installation solaire, son coût est moins important.
D’autre part, l’onduleur central étant techniquement situé en retrait des panneaux, au sol, dans un endroit à l’abri de la lumière et de l’humidité, l’entretien et les opérations basiques de maintenance sont plus simples à réaliser.
Enfin, il faut savoir que, contrairement à un micro-onduleur, l’onduleur central est capable de gérer des puissances particulièrement élevées. Selon la taille des systèmes photovoltaïques, son installation est donc fortement recommandée.
Le principal inconvénient de l’onduleur central reste son mode de fonctionnement. Puisqu’il gère les panneaux solaires de manière groupée, sans prendre en compte les variations spécifiques de chaque module, tout dysfonctionnement va être géré de manière globale. Si la production d’un panneau baisse, l’onduleur central va donc moduler la tension du système comme si toute la production était en baisse.
Enfin, sa durée de vie constitue aussi un frein à son utilisation. Avec 10 ans au maximum de longévité, vous devrez envisager au moins un remplacement d’onduleur pendant la durée de vie de votre système photovoltaïque (qui est garanti 20 ans et peut durer jusqu’à 40 ans).
L’avantage majeur d’un micro-onduleur est évidemment sa gestion souple et personnalisée de chaque panneau. Qu’il s’agisse d’une baisse de rendement, d’une défaillance ou d’une panne : tout défaut de fonctionnement reste limité à un module et n’impacte pas la production totale.
Sa durée de vie étendue de 25 ans le rend également particulièrement adapté à une installation photovoltaïque en toiture. Une fois installé, vous n’aurez (en théorie) pas à le remplacer si votre système est correctement entretenu.
Enfin, utiliser un micro-onduleur permet d’envisager de faire évoluer votre installation sans surcoût supplémentaire. Le fait qu’il gère chaque panneau de manière individualisée, en parallèle, permet d’installer des modules de puissances différentes, dans des conditions d’inclinaison ou d’orientation variées. Dès lors, rajouter un panneau à l’installation, même s’il n’a pas les mêmes caractéristiques ou s’il ne se situe pas au même endroit, demeure très simple, alors que la présence d’un onduleur central créé plus de contraintes. Ainsi, dans le cas où vous rajouter des panneaux qui ne sont pas orientés de la même manière et produisent donc moins que le reste de l’installation, il faut souvent ajouter un deuxième onduleur central dédié à cette production.
Les inconvénients d’un micro-onduleur sont évidemment liés aux avantages d’un onduleur central. Son mode de fonctionnement (un par panneau), comme son placement au dos du module photovoltaïque rendent son coût plus élevé et son entretien plus difficile (en toiture, derrière le panneau). Enfin, à partir d’un certain niveau de puissance, les micro-onduleurs atteignent leurs limites et imposent un passage à l’onduleur central.
Voici un tableau récapitulatif des principaux avantages et inconvénients de chaque dispositif :
Avantages | Inconvénients | |
Onduleur central | - Prix modéré - Entretien simplifié - Gestion de puissances élevées | - Durée de vie réduite - Gestion globale de l’installation |
Micro-onduleur | - Gestion individuelle des panneaux - Adapté à des configurations atypiques et évolutives - Durée de vie étendue | - Coût initial plus élevé - Entretien difficile - Ne gère pas les puissances élevées |
Vous l’aurez compris, choisir un onduleur central ou un micro-onduleur revient à s’interroger sur vos besoins, votre projet, votre profil de consommation et la configuration technique de votre installation. Voici nos derniers conseils pour vous décider.
Si vous avez une installation de 3 kWc ou moins, le choix d’un micro-onduleur reste sans doute l’option la plus intéressante pour optimiser vos performances, car elle vous permettra de gérer votre production de manière plus souple, affinée, sans avoir à remplacer des éléments.
C’est également un atout si vous souhaitez faire évoluer votre dispositif au fil du temps, afin de s’adapter à vos besoins. Enfin, le micro-onduleur reste un choix idéal lorsque votre logement offre plusieurs orientations et génère quelques contraintes d’inclinaison. Avec cet outil, les disparités de production n’impacteront jamais le rendement global de l’ensemble de votre installation photovoltaïque.
Si votre installation est puissante (6 kWc et au-delà) ou que son positionnement est relativement uniforme (orientation et inclinaison similaires sur une grande surface), l’onduleur central sera la meilleure solution. Il réduira l’investissement initial de votre projet et sera également plus simple à gérer ou à entretenir au quotidien, du fait de son accessibilité au sol, dans un endroit conçu pour limiter l’usure.
Mentions explicatives
Foire aux questions ?
Techniquement, si vous avez deux installations distinctes montées différemment, vous pouvez disposer d’un onduleur central et de plusieurs micro-onduleurs, chacun gérant une des deux installations. Néanmoins, ce type de dispositif reste complexe et nécessite l’avis d’un professionnel RGE. De manière générale, mieux vaut choisir la configuration qui convient le mieux à votre profil, sans mélanger micro-onduleur et onduleur.
Cela dépend du choix d’installation que vous faites : un micro-onduleur par panneau ou un micro-onduleur pour 2 panneaux. Pour une unité photovoltaïque de 3 kWc, constituée de 8 panneaux de 425 W, il faudra 4 à 8 micro-onduleurs, selon la configuration que vous aurez choisi.
L’onduleur et le micro-onduleur sont deux systèmes fiables qui sont testés afin de résister à des conditions extrêmes de chaleur ou d’hygrométrie. Placés sur le panneau, les micro-onduleurs sont conçus pour résister à des températures élevées, jusqu’à 85°. Le risque le plus important reste celui de la foudre. Que vous optiez pour un onduleur ou un micro-onduleur, il est donc nécessaire de vous équiper d’un système de protection avant d’éviter tout risque d’incendie lors d’un orage violent.