Face à la hausse du prix de l’électricité et aux enjeux environnementaux, de plus en plus de foyers français se tournent vers l’autoconsommation, via la pose de panneaux photovoltaïques. Mais cette solution atteint ses limites dès le soleil couché ou si le temps est nuageux. Il est possible d’y remédier en installant une batterie solaire. Cette dernière permet de stocker l’électricité produite pour l’utiliser quand vous en avez besoin, sans dépendre de l’ensoleillement.
Ce guide vous explique simplement comment réussir l’installation d’une batterie solaire : les étapes essentielles, les types de batteries disponibles, les avantages, mais aussi les bonnes pratiques pour optimiser sa durée de vie. Découvrez également la solution clé en main ENGIE My Power, qui accompagne déjà des milliers de foyers vers une meilleure autonomie énergétique et une plus grande maîtrise budgétaire.
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Installer une batterie solaire nécessite rigueur et précision. Même si un particulier bricoleur peut parfaitement assimiler le principe, la mise en œuvre demande des compétences électriques et le respect des normes en vigueur.
Ce guide porte donc bien son nom : il est là pour vous accompagner dans votre décision de vous équiper d’un stockage d’énergie. C’est un excellent support pour dialoguer avec votre installateur. Mais, vous l'aurez compris, ce n’est pas un tutoriel.
Une batterie solaire domestique ne fonctionne pas seule. Elle fait partie d’un écosystème énergétique comprenant :
Une source de production (les panneaux solaires) ;
Un onduleur, qui convertit le courant continu en courant alternatif ;
Un système de gestion de l’énergie (Energy Management System ou EMS), nommé aussi régulateur ou contrôleur de charge. Il doit être adapté à la puissance des panneaux et des batteries et il est dédié à la gestion des charges et décharge (la marque Victron Energy est la plus répandue) ;
La batterie elle-même (et son système de gestion intégré, nommé BMS) ;
Des protections électriques réglementaires et correctement dimensionnées, ainsi qu’un raccordement à l’habitation et au réseau.
Le schéma de principe est celui-ci :
panneaux solaires → batterie + régulateur de charge → onduleur → tableau électrique alimentant la maison
Bon à savoir
Un système de batterie peut être installé dans des sites isolés (off-grid) ou connecté au réseau (on-grid). La deuxième option est la plus courante en France, d’une part, car elle permet de combiner stockage et injection sur le réseau, et d’autre part, car le raccordement est obligatoire si votre habitation n’est pas située dans des sites isolés.
Avant toute chose, il faut déterminer la capacité de stockage adaptée à vos besoins énergétiques. Celle-ci s’exprime en kilowattheures (kWh) et dépend :
du nombre de personnes dans le foyer ;
de vos habitudes de consommation (nombre d’appareils énergivores, température de consigne du chauffage, etc.) ;
de la puissance de vos panneaux solaires ;
du taux d’autoconsommation visé.
Le prix de la batterie dépend en partie de son pouvoir de stockage, et celui-ci doit absolument être en adéquation avec la puissance installée des panneaux photovoltaïques. Chez ENGIE, nous savons que le coût d’une batterie peut être un frein à la réalisation d’un projet solaire. C’est pourquoi ENGIE My Power propose son offre batterie à 4 499 € ! Celle-ci comprend la fourniture et la pose, réalisée simultanément à l’installation de panneaux solaires.
Une fois la puissance idéale de batterie déterminée, il faut choisir quelle technologie de batterie répond le mieux à vos besoins et à votre budget.
Les systèmes de stockage au plomb (nommé aussi plomb-acide ouvert) sont devenus obsolètes en raison des contraintes d’entretien régulier et du risque lié au dégagement d’hydrogène lors de la charge. Malgré les progrès technologiques (batteries plomb AGM et batteries gel notamment), ce type de stockage reste lourd et doté d’une courte durée de vie, là où le lithium est, à présent, fiable et éprouvé.
Les nouvelles générations de batteries au lithium, plus performantes et moins polluantes, dépassent de loin les capacités des batteries plomb, sur tous les plans :
La durée de vie varie entre 2 000 et 8 000 cycles de charge (contre 500 à 1 200 pour le plomb). Le lithium peut donc fonctionner pendant une décennie avant de perdre en capacité.
La profondeur des décharges supportées atteint 80 à 100 % de façon quotidienne, sans usure prématurée, ce qui offre bien plus d’énergie utile que le plomb.
La batterie lithium restitue 95 % de l’énergie stockée, contre environ 80 % pour son homologue en plomb.
La puissance de charge et de décharge est supérieure au plomb, permettant des recharges rapides et une alimentation électrique sans baisse de tension.
Il n’y a pas d’entretien particulier ni de conditions spécifiques d’entreposage pour les batteries lithium. C’est le système de gestion BMS (Battery Management System), installé avec, qui contrôle leur bon fonctionnement et équilibre les cellules automatiquement.
Cette technologie est plus compacte et légère que le plomb, pour une même quantité d’énergie stockée.
D’un point de vue environnemental, les batteries lithium sont mieux recyclées et moins toxiques que leurs homologues de plomb.
Il existe :
- le lithium Nickel-Manganèse-Cobalt (NMC) ;
- le lithium Nickel-Cobalt-Aluminium (NCA) ;
- le Lithium Fer Phosphate (LiFePO₄ ou LFP).
Cette dernière remporte les suffrages grâce à sa stabilité thermique (sécurité accrue) et sa longévité. Elle est moins chère à l’achat que les lithium NMC et NCA, et est également moins polluante.
En résumé :
batterie NMC ou NCA | batterie LFP | |
Durée de vie | 10 à 15 ans (3 000 à 6 000 cycles) | 15 à 20 ans (5 000 à 8 000 cycles) |
Coût | 500 à 1 000 € par kWh | 600 à 900 € par kWh |
Avantages | rendement élevé, compacité, faible entretien | très stable thermiquement, longue durée de vie |
Inconvénients | coût initial plus élevé, matériaux polluants | légèrement plus encombrante qu’une lithium NMC ou NCA |
Cas d’usage | autoconsommation domestique, stockage en ville | maisons avec forte demande énergétique et recherche de sécurité |
LE SAVIEZ-VOUS ?
Une innovation nommée batteries virtuelles solaires peut se substituer aux batteries physiques. La différence est que votre électricité en surplus est stockée sur le réseau. Vous consommez cette énergie plus tard, quand vous en avez besoin. D’autres alternatives aux batteries domestiques classiques existent également.
Une batterie ne peut pas être placée n’importe où. Elle doit être installée dans un endroit sec, ventilé et à température stable (dans un garage ou une cave par exemple).
Il faut éviter les pièces humides ou exposées à des températures extrêmes, pouvant endommager, à terme, les composants de la batterie et réduisant alors sa durée de vie.
Une fois l’emplacement défini, l’installation nécessite des sécurités électriques, conformément à la réglementation en vigueur.
Trois normes s’appliquent à une installation domestique de panneaux photovoltaïques, reliées à une ou plusieurs batteries solaires :
La norme NF C 15-100 concerne toutes les installations électriques basse tension en France. Elle établit des règles concernant la protection contre les surintensités, la mise à la terre, les dispositifs différentiels, les protections contre les contacts directs et indirects, les risques d’électrocution et d'incendie.
La norme NF EN 62446, spécifique aux installations solaires, établit les procédures et les vérifications à effectuer lors de l'installation, comprenant la mise en service, l’inspection et la maintenance des systèmes photovoltaïques. Elle traite notamment du câblage, de la sécurité électrique et de la performance des panneaux photovoltaïques.
La norme NF C 14-100, relative aux installations de stockage d'énergie associées aux installations photovoltaïques, définit les règles de sécurité pour les batteries, les onduleurs de stockage et les systèmes de gestion de l'énergie.
Outre les risques électriques classiques à prendre en considération, une batterie solaire est un matériel fragile qu’il faut protéger. Les risques principaux sont les surtensions et les décharges non maîtrisées (quand la batterie se vide quasiment complètement).
Trois accessoires sont essentiels pour supprimer ces risques :
Le contrôleur ou régulateur de charge, dont le rôle est de connaître l’état de charge de la batterie en temps réel et d’éviter les décharges trop profondes et les surcharges.
Le sectionneur de coupure, destiné à protéger la batterie des surtensions, qui est placé dans un coffret de protection électrique.
Le parafoudre, obligatoire dans certaines régions sensibles aux orages (selon la norme NF C15-100).
Ces précautions garantissent la protection de votre installation ainsi que de votre foyer. En effet, les surtensions lors d’un orage sont courantes, tout comme les risques de courts-circuits si les protections ne sont pas dimensionnées correctement.
Sachez que l’utilisation de protections individuelles est obligatoire pour l’installateur, lors des branchements et de la manipulation des batteries.
Réaliser un guide pour une telle installation n’est pas aisé, dans la mesure où différents cas de figure se présentent, impliquant des raccordements électriques complexes et une modification du tableau électrique de l’habitation. Entrent en ligne de compte :
la complexité de l’installation choisie (capacité de stockage, batteries en série ou montage en parallèle, etc.) ;
le matériel choisi ;
les normes à respecter.
Le choix d’un kit solaire avec batterie plug & play lèvent toutes les contraintes, puisque ce système “tout-en-un” est prêt à l’emploi. Il se branche sur une prise électrique standard. Pratique et sans risque, ce kit est, en revanche, limité en termes de performances et de puissance. De plus, le branchement sur le réseau pour la revente du surplus d’électricité, est strictement interdit.
Si vous vous orientez vers une véritable installation, dimensionnée pour assurer les besoins de votre logement, voici ce qu’il faut savoir :
Si vous disposez de panneaux photovoltaïques, alors votre installation est déjà dotée d’un onduleur solaire ou d’un micro-onduleur. Ce composant est absolument nécessaire puisque c’est lui qui transforme le courant continu (dit DC), issu de l’énergie solaire, en courant alternatif (dit AC), permettant l’alimentation des appareils électriques de l’habitation ou l’injection du surplus dans le réseau.
Dans le cas d’un onduleur classique, les étapes suivies par votre installateur agréé sont les suivantes :
- Positionner la batterie dans l’espace prévu à cet effet.
- Installer ensuite le régulateur de charge ou EMS (généralement, au plus proche du stockage).
- Connecter électriquement les deux équipements cités précédemment.
- Puis, connecter l’ensemble batterie+régulateur aux panneaux solaires.
- Enfin, relier le régulateur à l’onduleur.
Dans le cas de micro-onduleurs, c’est un peu plus compliqué car ils sont positionnés directement sur le toit, avec les panneaux solaires. La transformation du courant continu produit (DC), en courant alternatif (AC), a lieu, avant même que les câbles électriques redescendent dans l’habitation.
Il faut alors investir dans une batterie spécifique, adaptée à cette configuration. En effet, elle doit être en capacité de reconvertir le courant AC, arrivant des micro-onduleurs, en courant DC, pour assurer son stockage. Puis, lorsqu’elle se décharge, elle doit assurer la conversion du courant en sens inverse, avant d’alimenter le logement.
Le branchement électrique de cette technologie de batterie et de son régulateur de charge, se fait alors après les micro-onduleurs.
Le régulateur de charge est là pour protéger, à la fois, la batterie et les panneaux solaires, des risques électriques (courts-circuits, surchauffes).
Il arrête la charge lorsque les batteries sont pleines et évacue le surplus d’énergie produite. Certains modèles technologiques peuvent également analyser l’état de charge des batteries et optimiser leur durée de vie.
Le câblage entre les différents appareils doit être fait dans les règles de l’art et selon les normes en vigueur (dimensionnement des sections de câbles, respect des polarités et des longueurs des fils, etc.).
Bon à savoir
Il existe des onduleurs hybrides, technologies intelligentes, permettant de gérer au mieux l'équilibre entre la production et la consommation d’électricité du foyer, et d’optimiser au maximum l’utilisation d’une batterie solaire. Ces équipements sont généralement dotés d’une sortie électrique spécifique, prévue pour le raccordement direct d’une batterie.
Une fois les branchements réalisés, il faut procéder à :
la vérification des connexions électriques ;
la configuration du système de gestion d’énergie ;
un test de charge/décharge pour s’assurer du bon fonctionnement.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Pour faciliter les procédures, ENGIE My Power propose une installation par des experts certifiés, garantissant sécurité, rapidité et conformité. N’hésitez pas à prendre rendez-vous.
Installer une batterie solaire, c’est gagner en indépendance vis-à-vis du réseau électrique. En stockant l’électricité produite par vos panneaux solaires, vous pouvez couvrir une partie importante de vos besoins quotidiens, peu importe le moment de la journée.
Une batterie solaire peut aussi vous alimenter en cas de panne de courant, selon le système installé. Cela offre une continuité de service pour vos appareils essentiels, vous évitant ainsi le noir complet.
Chaque kWh solaire consommé évite le recours à une énergie issue de sources fossiles. Utiliser l’énergie solaire que vous produisez et stockez vous-même réduit vos émissions de gaz à effet de serre. C’est un geste concret pour soutenir la transition énergétique et valoriser une ressource locale, propre et inépuisable.
En stockant l’électricité produite, vous augmentez votre taux d’autoconsommation et réduisez votre dépendance au réseau. Cela se traduit par des économies notables sur vos factures, surtout si vos besoins sont concentrés le soir, tôt le matin ou si vous vivez dans une région peu ensoleillée.
De plus, en période de hausse des tarifs, disposer d’une batterie solaire vous protège de ces fluctuations en vous permettant de consommer votre propre énergie en priorité. Et avec ENGIE My Power, vous pouvez suivre en temps réel votre production et votre consommation, planifier vos usages et maximiser vos économies.
ENGIE My Power propose un accompagnement personnalisé et des solutions évolutives. Contactez nos conseillers !
Foire aux questions ?
Nous l’avons vu, les aspects techniques pour déterminer la capacité idéale des batteries et pour réaliser le branchement des panneaux solaires à celles-ci ne sont pas forcément à la portée de tous. Votre assurance habitation ne couvrira les éventuels dommages que si l’installation respecte les normes en vigueur. Il est donc recommandé de faire appel à un professionnel agréé pour poser votre installation solaire, batterie comprise, d’autant plus si vous êtes éligible à certaines aides de l’État.
Oui et non. Produire entièrement son électricité est légal en France. En revanche, le raccordement au réseau national est obligatoire, sauf pour des logements en sites isolés, présentant une impossibilité technique de raccordement.
Il faut, dans tous les cas, signer une convention d'autoconsommation sans injection (CACSI) avec le gestionnaire du réseau public d'électricité présent sur votre commune.
Le branchement de batteries sur un panneau solaire est techniquement possible, mais il est fortement déconseillé, car ce câblage ne comporte aucune sécurité électrique. Sans régulateur de charge, les flux entre les panneaux et la batterie ne sont pas maîtrisés. Il pourrait s’en suivre des surcharges, des retours électriques intempestifs et la destruction des composants.