Lorsque vous décidez d’installer des panneaux solaires sur le toit de votre maison, deux choix s’offrent à vous. Le premier consiste à simplement les poser par-dessus votre toit : c’est la surimposition. Vous pouvez également choisir de les intégrer à la toiture. C’est à cette seconde option que nous allons nous intéresser ici. Principe de ce type de pose, avantages et inconvénients, procédure à respecter : vous saurez tout. Vous comprendrez que l’intégration au bâti est à privilégier dans certains cas.
Lorsque vous décidez d’installer des panneaux solaires sur le toit de votre maison, deux choix s’offrent à vous. Le premier consiste à simplement les poser par-dessus votre toit : c’est la surimposition. Vous pouvez également choisir de les intégrer à la toiture. C’est à cette seconde option que nous allons nous intéresser ici. Principe de ce type de pose, avantages et inconvénients, procédure à respecter : vous saurez tout. Vous comprendrez que l’intégration au bâti est à privilégier dans certains cas.
Appelé aussi Intégration au Bâti (abrégée IAB), cela consiste à remplacer une partie du toit par des panneaux. Ils ont alors un double rôle : celui de produire de l’électricité, mais aussi d’assurer l’étanchéité de votre maison.
La pose de panneaux intégrés au bâti se fait en trois étapes principales.
Une des principales raisons qui poussent les particuliers à choisir l’IAB pour leurs panneaux solaires est son esthétisme. En effet, dans ce type d’installation, les panneaux se trouvent au même niveau que la toiture, ce qui donne un rendu très discret. Certaines personnes font aussi le choix de panneaux couleur tuile pour une installation solaire quasi invisible.
Dans certaines zones protégées, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) est indispensable avant d’effectuer une installation solaire. Celui-ci peut imposer une intégration des panneaux dans la toiture afin que ceux-ci ne se voient presque pas. Il faut alors choisir entre renoncer à son projet solaire ou réaliser une installation intégrée.
Si vous faites construire votre maison ou que vous devez refaire votre toiture, alors l’IAB peut être envisagée pour des questions budgétaires. En effet, cela vous permet de ne pas poser de tuiles en dessous de vos panneaux. De ce fait, vous faites un certain nombre d’économies sur ce poste de dépenses.
Il est très intéressant d’opter pour une intégration dans la toiture lors d’une réfection ou d’une construction, car à ce moment-là vous n’avez pas à payer pour défaire une partie des matériaux de toit. En fonction du revêtement de celui-ci, cette opération peut en effet vous coûter plus ou moins cher.
Le premier inconvénient du panneau intégré à la toiture est la complexité de son installation. En effet, il ne suffit pas de le poser et de le brancher pour qu’il fonctionne. Il faut toucher au cœur de votre toiture. En conséquence, si cela n’est pas réalisé correctement, cela peut entraîner des problèmes d’infiltration.
Pour éviter cela, il est impératif de vous tourner vers un installateur labellisé RGE et ayant des compétences solides à la fois en électricité et en couverture. Ne faites pas l’erreur de vous adresser au premier venu : l’isolation et l’étanchéité de votre logement en dépendent.
Le deuxième inconvénient de l’IAB est qu’il n’existe aucun espace entre la charpente et les panneaux solaires. De ce fait, ceux-ci ne sont pas ou très peu aérés.
En cas de température trop élevée, le rendement des panneaux solaires diminue. En été notamment, vous pourriez donc être victime de baisses de production.
Enfin, l’intégration au bâti a un coût plus élevé que la surimposition. Il faut compter entre 500 € et 1 000 € de différence entre ces deux types de pose.
Une partie de cette différence de prix peut être compensée par le fait que vous avez moins d’éléments de couverture à payer (l’équivalent de la surface des panneaux solaires). Afin de savoir quelle option est la moins chère, vous devez donc faire le calcul vous-même. Prenez en compte la surface de panneaux que vous souhaitez installer et le prix de votre couverture au mètre carré.
Avant de réaliser toute installation solaire, il est nécessaire de consulter le Plan Local d’Urbanisme (ou PLU) de votre commune. Celui-ci répertorie l’ensemble des règles à respecter en matière d’urbanisme pour tous les travaux réalisés chez vous. Il est disponible auprès de votre mairie, et parfois consultable en ligne.
Si vous vivez dans une zone protégée, il est possible que le PLU vous impose de demander l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France avant de réaliser une installation solaire. Un dossier est alors à remplir à son intention, afin que la demande soit étudiée.
Si votre maison est déjà construite, il vous faut également faire une demande auprès de votre mairie afin d’installer des panneaux sur votre toit. On appelle cela une déclaration préalable de travaux. Votre dossier se compose alors d’un formulaire CERFA et d’un certain nombre de documents.
Dans la grande majorité des cas, la mairie accepte les demandes et envoie une autorisation d’urbanisme dans un délai d’un mois.
Enfin, s’il s’agit d’une construction de maison, vous devez impérativement signaler la présence d’une installation photovoltaïque sur toit au moment de votre demande de permis de construire. Comme pour toute demande, un certain nombre de documents seront à joindre à votre dossier. Celui-ci est ensuite étudié sous 2 mois.
Vous connaissez à présent le principe de panneau solaire intégré à la toiture, ainsi que les avantages et inconvénients de ce type de pose. Il est à privilégier si vous habitez dans une zone classée, pour laquelle l’avis de l’ABF est nécessaire. Vous pouvez également le choisir dans le cadre d’une construction de maison ou de réfection intégrale de votre toit. L’IAB est particulièrement appréciée pour son esthétisme et sa discrétion, mais n’oubliez pas que son rendement est inférieur à celui de la surimposition. Faites donc votre choix en fonction de ce qui est le plus important pour vous.
Foire aux questions ?
Ce type de pose est possible pour des toits en tuiles en terre cuite ou en ardoise. Les tuiles en béton sont également possibles, à condition qu’elles soient ondulées et non plates. Vérifiez bien que votre couverture de toit est compatible avec une IAB avant de commencer les procédures.
L’installation de capteurs solaires thermiques pour produire de l’eau chaude sanitaire n’est pas complètement impossible. Cependant, cela reste très difficile de le faire en intégration au bâti.
L’IAB a en effet bénéficié dans le passé de meilleurs tarifs de rachat, notamment auprès d’EDF OA. Cependant, depuis 2018, ce n’est plus le cas. Désormais, le même tarif de rachat est appliqué, que les panneaux soient posés en surimposition ou en intégration au bâti.